Le moteur tourne. Un léger souffle se fait entendre au niveau des bouches. Aucun voyant ne signale de panne. La ventilation semble donc fonctionner.
Mais assure-t-elle toujours les bons débits d’air ? Ses filtres sont-ils propres et adaptés ? Les conduits sont-ils en bon état ? Certains composants commencent-ils à s’encrasser ou à se dégrader ?
Une installation peut continuer à fonctionner en apparence tout en perdant progressivement en efficacité. Dans une entreprise ou un établissement recevant du public employant du personnel, cette question ne concerne pas uniquement le confort. Elle touche aussi à la qualité de l’air intérieur, à la santé des occupants et aux obligations de l’employeur.
Entendre fonctionner un moteur ou sentir une aspiration au niveau d’une bouche ne permet pas de connaître les performances réelles d’une installation.
La ventilation repose sur un ensemble d’équipements : prises d’air neuf, bouches, filtres, gaines, ventilateurs, caissons et dispositifs de réglage. L’altération d’un seul de ces éléments peut modifier le fonctionnement de l’ensemble du réseau.
Un filtre colmaté peut réduire le débit d’air. Une bouche obstruée peut déséquilibrer l’installation. Une gaine encrassée, dégradée ou mal raccordée peut limiter la circulation de l’air. Un réglage inadapté peut également empêcher une bonne répartition de la ventilation entre les différentes zones du bâtiment.
L’installation continue alors à tourner, à produire du bruit et à consommer de l’énergie, sans nécessairement renouveler l’air comme elle le devrait.
La perte d’efficacité d’une ventilation ne provoque pas toujours une panne immédiate. Elle peut s’installer progressivement.
Des odeurs persistantes, une sensation d’air confiné, de la condensation, un niveau de poussière inhabituel ou des écarts de température peuvent révéler un défaut de renouvellement de l’air. Une aspiration faible, un bruit nouveau ou les remarques répétées des salariés et des usagers doivent également attirer l’attention.
Ces signes ne permettent pas toujours d’identifier directement l’origine du problème. Une inspection de l’installation et, lorsque cela est nécessaire, des mesures de débit ou de vitesse d’air permettent d’établir un constat plus précis.
Dans les locaux fermés où les travailleurs sont appelés à séjourner, le Code du travail prévoit que l’air soit renouvelé afin de préserver leur santé, mais aussi d’éviter les températures excessives, les odeurs désagréables et les condensations.
L’employeur doit maintenir les installations d’aération et d’assainissement en bon état de fonctionnement et en assurer régulièrement le contrôle. Il doit également prévoir les mesures à prendre en cas de panne.
Dans un établissement recevant du public, ces dispositions concernent les espaces dans lesquels travaillent les salariés. D’autres exigences peuvent parallèlement s’appliquer au bâtiment, notamment au titre de la sécurité incendie ou de son activité.
L’arrêté du 8 octobre 1987 fixe le contenu des contrôles périodiques des installations d’aération et d’assainissement des locaux de travail. Il prévoit notamment des vérifications au moins une fois par an, dont le contenu varie selon le type de local et d’installation.
Dans les bureaux et les locaux à pollution dite « non spécifique », le contrôle porte notamment sur l’état des différents éléments de l’installation et sur le débit global minimal d’air neuf. Lorsque l’air est recyclé, l’état des filtres, les dispositifs de réglage et les systèmes de surveillance doivent également être examinés.
Dans les locaux à pollution spécifique, où peuvent être émises des poussières, des vapeurs, des gaz ou d’autres substances, les vérifications sont adaptées aux risques présents. Elles peuvent concerner le débit d’air extrait, les vitesses d’air, les systèmes de captage, les dispositifs de traitement et les alarmes.
Pour certaines installations de captage des poussières, un contrôle complémentaire doit être réalisé au moins tous les six mois.
La fréquence et la nature des opérations doivent donc être déterminées à partir de l’activité, des locaux et des caractéristiques de l’installation.
Un contrôle visuel peut révéler un filtre encrassé, une bouche obstruée ou un équipement détérioré. Mais il ne permet pas toujours de savoir si l’installation conserve ses performances initiales.
La mesure des débits ou des vitesses d’air apporte une information objective. Les résultats peuvent être comparés aux valeurs de référence établies lors de la réception ou de la mise en service de l’installation.
Cette comparaison permet de détecter une baisse progressive du débit, un déséquilibre entre plusieurs locaux, un mauvais réglage ou une anomalie sur un ventilateur ou un caisson.
L’INRS rappelle que les contrôles périodiques visent notamment à vérifier que les débits ou vitesses d’air restent cohérents avec ceux qui avaient été mesurés initialement.
L’entretien vise à préserver l’état de l’installation. Il peut comprendre le nettoyage des bouches et de certains composants, la vérification ou le remplacement des filtres, l’examen des gaines accessibles ainsi que le contrôle du caisson, du ventilateur et des organes de réglage.
Le contrôle a une autre fonction : vérifier l’état et les performances du système. Il peut associer une inspection visuelle, des essais de fonctionnement et des mesures.
Nettoyer une installation ne suffit donc pas à confirmer qu’elle assure les débits attendus. À l’inverse, constater une baisse de performance sans réaliser l’entretien ou les réparations nécessaires ne permet pas de rétablir durablement son fonctionnement.
La maintenance ne doit pas reposer uniquement sur la mémoire des équipes ou être déclenchée lorsqu’une panne survient.
Les opérations réalisées, les résultats des contrôles et les anomalies constatées doivent être conservés. Cette traçabilité permet de connaître l’historique de l’installation, de suivre l’évolution de ses performances et de planifier les actions nécessaires.
Après une intervention, le compte rendu doit notamment permettre d’identifier les équipements examinés, les opérations effectuées, les mesures relevées et les recommandations formulées.
Le dossier d’installation conserve par ailleurs la mémoire de ses caractéristiques et de ses performances. Il constitue une base utile pour organiser l’entretien et comparer les résultats au fil du temps.

Sans programmation définie, l’entretien de la ventilation risque d’être repoussé jusqu’à l’apparition d’une panne, d’une odeur persistante ou d’une plainte.
Le contrat de maintenance permet de passer d’une logique d’urgence à une logique de prévention. Les visites sont programmées selon les caractéristiques de l’installation, l’activité du site et les vérifications à réaliser.
Selon le périmètre convenu, les interventions peuvent comprendre l’examen des équipements, le nettoyage de certains composants, le contrôle des filtres, des essais de fonctionnement et des mesures de débit. Chaque passage fait l’objet d’une traçabilité permettant de suivre les opérations effectuées et les éventuelles anomalies.
ERHYG accompagne les entreprises et les établissements dans l’entretien, le contrôle et le suivi de leurs installations de ventilation.
Contactez-nous pour étudier votre installation et définir un programme de maintenance adapté à vos locaux, à vos équipements et à votre activité.
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