Les fenêtres sont neuves, les façades isolées, la facture de chauffage promet de fondre. Et pourtant, quelques mois après la fin du chantier, les premiers appels arrivent chez le syndic. Buée sur les vitres au petit matin, auréoles noires dans l’angle de la salle de bains, odeur de renfermé qui ne part plus.
Le coupable, bien souvent, n’est pas sur la façade. Il est dans les combles ou sur le toit, et il n’a pas vu passer les travaux : la ventilation mécanique contrôlée, la fameuse VMC. Encrassée depuis des années, jamais diagnostiquée, elle n’est tout simplement plus à la hauteur du bâtiment qu’elle est censée faire respirer.
Pour comprendre le phénomène, il faut se souvenir qu’un immeuble ancien n’est jamais parfaitement étanche. Les vieilles menuiseries, les coffres de volets roulants, les joints fatigués laissent filer l’air en continu. C’est mauvais pour la facture énergétique, mais cela a un effet secondaire discret : l’air se renouvelle tout seul, y compris quand la ventilation fonctionne mal.
La rénovation énergétique ferme ces fuites. C’est même tout son intérêt. Seulement voilà : une fois le bâtiment calfeutré, la VMC devient le seul chemin par lequel l’air vicié et l’humidité peuvent sortir. Si ce chemin est à moitié bouché, l’eau produite chaque jour dans les logements reste à l’intérieur. Douches, cuisine, linge qui sèche, simple respiration des occupants : la vapeur s’accumule, puis se condense sur les surfaces les plus froides.
Le piège, c’est que les premiers signes passent pour des problèmes d’usage. On reproche aux locataires de ne pas aérer, de faire sécher leur linge à l’intérieur, de boucher les grilles. Parfois à raison. Mais quand la condensation apparaît dans plusieurs logements à la fois, juste après un changement de fenêtres, la piste du réseau de ventilation mérite d’être explorée en priorité.
Un coup d’œil aux bouches d’extraction suffit parfois à lever le doute. Grilles grises de poussière, aspiration à peine perceptible quand on approche une feuille de papier : le système tourne, mais il n’extrait presque plus rien.
Le premier perdant, c’est le bâtiment lui-même. L’humidité attaque les peintures et les plâtres, peut s’inviter dans les isolants tout juste posés, et transforme un chantier réussi en série de reprises et de réclamations.
Viennent ensuite les occupants. Un air mal renouvelé concentre l’humidité, le CO2 et les polluants intérieurs, avec des conséquences plus marquées chez les enfants, les personnes âgées ou asthmatiques.
Et il y a la question de la responsabilité. Depuis l’arrêté du 24 mars 1982, la réglementation exige une aération générale et permanente des logements. Pour un syndic ou un bailleur, une ventilation défaillante n’est donc pas un simple désagrément : c’est une obligation qui n’est plus remplie.
Le constat est simple : la ventilation ne peut plus être la variable d’ajustement que l’on traite en fin de chantier, quand le budget est déjà consommé. C’est un lot à part entière, qui se pense en même temps que l’isolation.
Concrètement, la démarche commence par un diagnostic. Avant de décider quoi que ce soit, il faut savoir dans quel état se trouvent les conduits, si le caisson d’extraction fait encore son travail et quels débits sortent réellement des bouches, logement par logement. Ce bilan sépare ce qui relève du simple entretien de ce qui demande une réhabilitation.
Vient ensuite le nettoyage. Au fil des années, poussières, graisses de cuisine et dépôts tapissent l’intérieur des gaines et réduisent leur section utile. Un nettoyage complet du réseau, bouches comprises, suivi d’une hygiénisation, lui rend sa capacité d’origine. Quand les conduits sont trop abîmés, une réhabilitation par chemisage permet de les remettre en état sans tout démolir. ERHYG est formée et agréée pour cette technique par la société GlassFlex depuis 2016.
Dernière étape, souvent oubliée : adapter le système au nouveau bâtiment. Les fenêtres neuves ont-elles bien des entrées d’air ? Les bouches et le caisson sont-ils dimensionnés pour un immeuble devenu étanche ? Les débits sont-ils équilibrés entre le rez-de-chaussée et le dernier étage ? Selon les réponses, une VMC hygroréglable, basse pression ou double flux peut être envisagée.
L’idéal reste d’intégrer la ventilation dès l’étude du projet. Le diagnostic oriente alors les choix techniques, et personne ne découvre le problème une fois les logements réoccupés.
Mais un immeuble déjà rénové n’est pas condamné pour autant. Dans la plupart des cas, un diagnostic suivi d’un nettoyage et d’un réglage du réseau suffit à rétablir la situation, avant que les réclamations ne s’empilent sur le bureau du gestionnaire.
Installée à Saint-Jacques-sur-Darnétal, près de Rouen, ERHYG travaille depuis 30 ans sur l’hygiène des bâtiments en Seine-Maritime et dans l’Eure. Ses équipes diagnostiquent, entretiennent, réhabilitent et créent des systèmes de ventilation de toutes natures : statique, VMC simple et double flux, basse pression, VMI ou statomécanique. Auprès des syndics, bailleurs et gestionnaires, elles interviennent pour faire l’état des lieux des réseaux d’extraction, les nettoyer et les hygiéniser, puis ajuster le renouvellement d’air aux nouvelles performances thermiques du bâtiment.
Faut-il s’occuper de la VMC lors d’une rénovation énergétique ? Oui, et de préférence dès le début du projet. Une fois le bâtiment rendu étanche, la VMC est le seul moyen d’évacuer l’humidité et l’air vicié. Un réseau encrassé ne suit plus.
Pourquoi voit-on de la condensation après un changement de fenêtres ? Les nouvelles menuiseries suppriment les infiltrations d’air qui compensaient une ventilation faible. Si la VMC tire mal ou si les fenêtres n’ont pas d’entrées d’air, la vapeur d’eau se dépose sur les surfaces froides.
En copropriété, qui doit entretenir la VMC ? Le réseau collectif, conduits et caisson d’extraction, relève en général des parties communes, donc du syndic. Les bouches situées dans les logements peuvent revenir aux occupants, selon le règlement de copropriété ou le bail.
Tous les combien faut-il nettoyer les conduits ? Tout dépend du type d’installation et de l’usage du bâtiment. Un diagnostic permet de fixer un rythme d’entretien adapté à chaque immeuble.
Les équipes d’ERHYG se déplacent pour un bilan technique et un diagnostic sur site. Contactez l’agence la plus proche de chez vous.
L’entreprise couvre Rouen, Le Havre, Dieppe, Évreux, Caen et l’ensemble de la Normandie.
Contact ventilation assainissement antiparasaitaire rouen le havre dieppe evreux seine maritime eure
Voir aussi : Règlement de copropriété | Service Public